Les invocations obligatoires de la voie ne sont accordées qu’à celles et ceux qui s’y engagent pour toute leur vie, les rendant ainsi obligatoires au même titre que les actes d’adoration faisant l’objet d’un vœu.
Ces pratiques sont rendues accessibles, d’autant plus qu’elles sont conditionnées par l’absence de toute excuse valable.
Si le ou la disciple choisit d’abandonner la voie, son lien avec le Shaykh est rompu, et il ou elle commet un péché en manquant à l’accomplissement du vœu, car celui-ci est obligatoire.
Cela diffère des invocations des autres voies, qui ne font pas l’objet d’un vœu et dont l’abandon n’entraîne aucune responsabilité.
La sagesse qui réside dans le fait de vouer les invocations (wird) est que l’on en reçoit la récompense équivalente à celle d’un acte d’adoration obligatoire. De nombreux saints ont cherché à accroître leur récompense par cette pratique. Parmi eux se trouve l’Imam al-Busiri — qu’Allah soit satisfait de lui — qui a dit :
> Je n’ai point amassé de provisions de prières surérogatoires avant la mort,
Ni prié ni jeûné au-delà de ce qui est obligatoire.
(Imam al-Busiri, Qasidat al-Burdah, distique 28)
Il a été dit : Les actes d’adoration surérogatoires furent voués afin d’obtenir la récompense des actes obligatoires, ce qui multiplie la récompense. Certains adeptes de la Tariqa ont remarqué : Une des raisons de l’élévation de notre voie est que nos œuvres sont récompensées comme si elles étaient obligatoires, tandis que celles des autres ne valent que la récompense des actes surérogatoires.
(Extrait de Qasd al-Sabil de Sayyidi Muhammad al-Hafiz)
